Vous vous demandez pourquoi votre Wi-Fi cafouille ou comment votre PC se repère dans le réseau ? Ipconfig est là pour ça. Caché dans l’invite de commandes de Windows, cet outil simple mais puissant dévoile vos paramètres réseau et résout bien des casse-têtes. Dans cet article, on explore tout ce qu’il peut faire – des bases comme afficher votre IP aux astuces avancées comme gérer les classes DHCP – avec des exemples clairs et des situations du quotidien.
Alors, ouvrez votre cmd (Windows, tapez CMD, clique droit et Ouvrir en tant qu’administrateur), et c’est parti !
ipconfig : Le maître du réseau sous Windows
Sous Windows, ipconfig est l’outil incontournable pour tout ce qui touche à la configuration réseau. Accessible via l’invite de commandes (CMD), il est simple à utiliser mais regorge d’options puissantes. Tapez ipconfig /? pour voir toutes ses options. Vous devez obtenir ce qui suit, la liste complète:
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /?
UTILISATION :
ipconfig [/allcompartments] [/? | /all |
/renew [carte] | /release [carte] |
/renew6 [carte] | /release6 [carte] |
/flushdns | /displaydns | /registerdns |
/showclassid carte |
/setclassid carte [ID_classe] |
/showclassid6 carte |
/setclassid6 carte [ID_classe] ]
où
carte Nom de connexion
(caractères génériques * et ? autorisés, voir les
exemples)
Options :
/? Affiche ce message d’aide
/all Affiche toutes les informations de configuration.
/release Libère l’adresse IPv4 pour la carte spécifiée.
/release6 Libère l’adresse IPv6 pour la carte spécifiée.
/renew Renouvelle l’adresse IPv4 pour la carte spécifiée.
/renew6 Renouvelle l’adresse IPv6 pour la carte spécifiée.
/flushdns Purge le cache de résolution DNS.
/registerdns Actualise tous les baux DHCP et réenregistre les noms
DNS
/displaydns Affiche le contenu du cache de résolution DNS.
/showclassid Affiche tous les ID de classe DHCP autorisés pour la
carte.
/setclassid Modifie l’ID de classe DHCP.
/showclassid6 Affiche tous les ID de classe DHCP IPv6 autorisés pour
la carte.
/setclassid6 Modifie l’ID de classe DHCP IPv6.
La valeur par défaut affiche uniquement l’adresse IP, le masque de sous-réseau
et la passerelle par défaut de chaque carte liée à TCP/IP.
Pour Release et Renew, si aucun nom de carte n’est spécifié, les baux d’adresse
IP pour toutes les cartes liées à TCP/IP sont libérés ou renouvelés.
Pour Setclassid et Setclassid6, si aucun ID de classe n’est spécifié, l’ID de
classe est supprimé.
Exemples :
> ipconfig ... Affiche des informations
> ipconfig /all ... Affiche des informations détaillées
> ipconfig /renew ... renouvelle toutes les cartes
> ipconfig /renew EL* ... renouvelle toute connexion dont le nom
commence par EL
> ipconfig /release *Con* ... libère toutes les connexions
correspondantes,
par ex. « Connexion Ethernet
câblée 1 » ou « Connexion Ethernet
câblée 2 »
> ipconfig /allcompartments ... Affiche des informations sur tous les
compartiments
> ipconfig /allcompartments /all ... Affiche des informations détaillées
sur tous les compartiments
1. Commande de base : ipconfig
Quand vous tapez simplement ipconfig dans l’invite de commandes, elle vous donne un aperçu rapide et essentiel des informations de configuration réseau pour toutes les interfaces actives de votre machine. Par « interfaces actives », on entend les cartes réseau qui sont connectées et opérationnelles, comme votre Wi-Fi ou votre câble Ethernet. Ce n’est pas une vue exhaustive de tout ce que votre PC sait sur le réseau, mais plutôt un résumé pratique des éléments clés : l’adresse IP (qu’elle soit en IPv4 ou IPv6), le masque de sous-réseau, et la passerelle par défaut. Ces trois infos sont le cœur de ce qui permet à votre ordinateur de communiquer avec le reste du monde.
Détails techniques :
Passerelle par défaut : C’est l’adresse de l’appareil (souvent votre routeur) vers lequel votre PC envoie les données quand il ne sait pas où elles vont. Typiquement, c’est quelque chose comme 192.168.1.1. Sans ça, pas d’accès à Internet ou aux autres réseaux !
Adresse IP : C’est l’identifiant unique de votre appareil sur le réseau. L’IPv4, plus courante, ressemble à 192.168.1.10 (quatre chiffres séparés par des points), tandis que l’IPv6, plus récente et utilisée sur les réseaux modernes, est bien plus longue, comme 2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334. Ipconfig affiche ce qui est actif selon votre connexion.
Masque de sous-réseau : Ça détermine quelle partie de l’IP identifie votre réseau local. Par exemple, 255.255.255.0 signifie que les trois premiers chiffres (192.168.1) sont fixes pour votre réseau, et le dernier varie pour chaque appareil. C’est crucial pour que votre PC sache qui est « proche » ou « loin » dans le réseau.
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig
Carte Ethernet Ethernet :
Adresse IPv4. . . . . . . . . . . : 192.168.1.5
Masque de sous-réseau . . . . . . : 255.255.255.0
Passerelle par défaut . . . . . . : 192.168.1.1
Carte sans fil Wi-Fi :
Adresse IPv4. . . . . . . . . . . : 192.168.1.10
Adresse IPv6. . . . . . . . . . . : fe80::1a2b:3c4d:5e6f:7890%12
Masque de sous-réseau . . . . . . : 255.255.255.0
Passerelle par défaut . . . . . . : 192.168.1.1
Contexte d’application : Imaginez que vous venez de brancher votre PC à un nouveau réseau dans un café. Vous tapez ipconfig pour vérifier si tout est en ordre. Si l’IP commence par 169.254.x.x, c’est un signal d’alarme : votre PC n’a pas réussi à obtenir une adresse valide du serveur DHCP (souvent le routeur). Ça peut vouloir dire que le Wi-Fi public est mal configuré ou que votre carte réseau a un souci. À l’inverse, une IP comme 192.168.1.10 avec une passerelle à 192.168.1.1 vous rassure : vous êtes bien connecté au réseau local, et la passerelle est là pour vous ouvrir la porte vers Internet.
Pourquoi c’est utile : Cette commande est votre première étape pour diagnostiquer un problème réseau. Elle ne vous donne pas tout (pas d’adresse MAC ou de DNS ici), mais elle pose les bases. Si la passerelle manque, par exemple, vous savez que votre PC ne pourra pas sortir du réseau local. Si l’IP est bizarre, vous pouvez suspecter un conflit ou une panne DHCP. C’est un peu comme vérifier le tableau de bord d’une voiture avant de démarrer : ça ne dit pas tout, mais ça vous met sur la piste.
Si vous avez plusieurs cartes réseau (Ethernet + Wi-Fi, par exemple), ipconfig les liste toutes séparément, mais seulement celles qui sont actives. Une interface éteinte ou déconnectée (comme un câble Ethernet débranché) n’apparaîtra pas, contrairement à ipconfig /all qu’on verra plus tard.
2. Afficher toutes les informations détaillées : ipconfig /all
Si la commande de base ipconfig est une vue rapide du réseau, ipconfig /all est une plongée totale dans les entrailles de votre configuration. Elle dévoile tout ce que Windows sait sur vos connexions actives : adresses IP, masque de sous-réseau, passerelle, mais aussi des détails comme l’adresse MAC, les serveurs DNS, l’état du DHCP, et même le nom de votre machine sur le réseau. C’est l’outil parfait quand vous avez besoin de tout voir pour diagnostiquer un problème ou configurer quelque chose de précis.
Détails techniques :
Passerelle par défaut : L’adresse (souvent celle du routeur) où votre PC envoie les données pour aller hors du réseau local.
Nom de l’hôte : C’est le nom de votre PC sur le réseau, utile pour l’identifier dans un environnement local.
Adresse physique (MAC) : Une série unique de chiffres et lettres qui identifie matériellement votre carte réseau. Elle ne change jamais (sauf bidouillage).
DHCP activé : Indique si votre PC récupère automatiquement son IP d’un serveur DHCP (typiquement le routeur) ou si elle est fixée manuellement.
Adresse IPv4/IPv6 : Vos adresses réseau, avec IPv4 pour les réseaux classiques et IPv6 pour les setups plus modernes.
Serveurs DNS : Les adresses des machines qui traduisent les noms de domaine (comme google.com) en IP. Sans eux, pas de navigation web facile.
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /all
Nom de l’hôte . . . . . . . . . . : astuces-it
Suffixe DNS principal . . . . . . : maison.local
Type de nœud . . . . . . . . . . : Hybride
Routage IP activé . . . . . . . . : Non
Proxy WINS activé . . . . . . . . : Non
Carte Ethernet Ethernet :
État du média . . . . . . . . . : Média déconnecté
Adresse physique . . . . . . . : 00-1A-2B-3C-4D-5E
DHCP activé . . . . . . . . . . : Oui
Carte sans fil Wi-Fi :
Description . . . . . . . . . . : Intel(R) Wi-Fi 6 AX200
Adresse physique . . . . . . . : 00-14-22-01-23-45
DHCP activé . . . . . . . . . . : Oui
Configuration automatique . . . : Oui
Adresse IPv4 . . . . . . . . . . : 192.168.1.10 (Préférée)
Masque de sous-réseau . . . . . . : 255.255.255.0
Bail obtenu . . . . . . . . . . : 27 février 2025 10:15:23
Bail expirant . . . . . . . . . : 28 février 2025 10:15:23
Passerelle par défaut . . . . . . : 192.168.1.1
Serveur DHCP . . . . . . . . . . : 192.168.1.1
Serveurs DNS . . . . . . . . . . : 192.168.1.1
8.8.8.8
NetBIOS sur TCP/IP . . . . . . . : Activé
Cet exemple montre une machine nommée astuces-it avec deux interfaces : une Ethernet déconnectée (câble débranché) et un Wi-Fi actif. On voit des détails comme le bail DHCP (quand l’IP a été attribuée et quand elle expirera) et la présence de deux DNS, un local et un public (Google).
Contexte d’application : Imaginez que vous êtes chez un ami qui se plaint de déconnexions fréquentes sur son Wi-Fi. Vous ouvrez une invite de commandes, tapez ipconfig /all, et là, plusieurs indices sautent aux yeux. D’abord, le bail DHCP expire toutes les 24 heures, ce qui semble normal, mais il a été obtenu il y a seulement 10 minutes – signe que la connexion se renouvelle trop souvent. Ensuite, l’adresse physique (MAC) vous permet de vérifier si elle est bien reconnue par le routeur. Enfin, vous notez que le serveur DNS principal est le routeur (192.168.1.1), qui peut être lent, alors qu’un DNS secondaire comme 8.8.8.8 (Google) est disponible. Vous conseillez de passer au DNS de Google directement ou de vérifier si le routeur redémarre trop souvent.
Pourquoi c’est puissant : Contrairement à ipconfig tout court, cette version complète ne laisse rien au hasard. Elle vous donne des pistes précises : si le DHCP est désactivé, l’IP est statique et quelqu’un l’a configurée manuellement ; si les DNS sont absents ou bizarres, ça peut expliquer des sites qui ne chargent pas. Même des trucs comme NetBIOS sur TCP/IP peuvent aider dans un réseau d’entreprise pour partager des fichiers. C’est comme ouvrir le capot d’une voiture et voir tous les câbles et jauges.
Vous remarquerez des lignes comme « État du média : Média déconnecté » pour les interfaces inactives. Ça aide à trier ce qui fonctionne de ce qui ne sert à rien dans l’instant. Et si vous avez une IPv6, elle sera là aussi, avec son format long et parfois intimidant, mais c’est juste un bonus pour les réseaux modernes.
3. Libérer une adresse IPv4 : ipconfig /release
Cette commande est comme un bouton « reset » pour votre adresse IP. Elle ordonne à votre PC de lâcher l’adresse IPv4 que le serveur DHCP (souvent votre routeur) lui a prêtée, la rendant inutilisable jusqu’à ce qu’elle soit renouvelée ou réattribuée. Vous pouvez préciser une carte réseau en ajoutant son nom (par exemple, « Wi-Fi » ou « Ethernet ») pour ne cibler qu’elle ; sinon, sans nom, elle s’applique à toutes les interfaces actives qui utilisent DHCP. Attention : il faut lancer ça en mode administrateur, sinon Windows vous renverra un gentil « Accès refusé ». Une fois exécutée, votre connexion réseau sur les interfaces concernées s’arrête net – plus d’IP, plus de communication – jusqu’à ce que vous fassiez un /renew ou que le système redémarre le processus tout seul.
Détails techniques :
Votre PC passe temporairement à un état « sans IP » (souvent affiché comme 0.0.0.0), ce qui coupe Internet ou le réseau local jusqu’à une nouvelle attribution.
Elle ne touche que les adresses IPv4 dynamiques gérées par DHCP. Si votre IP est statique (fixée manuellement), cette commande n’aura aucun effet sur elle.
Quand l’IP est « libérée », elle retourne dans le pool du DHCP, prête à être réattribuée à un autre appareil ou à vous-même plus tard.
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /release
Configuration IP de Windows
Carte Ethernet Ethernet :
Adresse IP libérée.
Carte sans fil Wi-Fi :
Adresse IP libérée.
Ici, j’ai lancé la commande sans préciser de carte, donc elle a frappé toutes les interfaces connectées utilisant DHCP. Si j’avais tapé ipconfig /release « Wi-Fi », seule la carte Wi-Fi aurait été affectée, laissant l’Ethernet intact.
Contexte d’application : Imaginez que vous êtes chez vous, en pleine partie de jeu en ligne, et soudain, tout freeze. Vous pinguez un site, rien ne répond. Votre frère, dans la pièce d’à côté, hurle : « Hé, t’as piqué mon IP ou quoi ?! » Vous ouvrez CMD en mode admin et tapez ipconfig /all pour vérifier : bingo, vos deux PC affichent 192.168.1.10. Un conflit d’IP, classique quand le routeur fait des siennes. Vous décidez de libérer votre adresse avec ipconfig /release « Wi-Fi ». Votre connexion Wi-Fi tombe, mais ça laisse au serveur DHCP une chance de redistribuer les cartes correctement. Ensuite, un rapide ipconfig /renew (on en parlera après), et vous récupérez une nouvelle IP, comme 192.168.1.11, pendant que votre frère garde la sienne. Problème réglé, et la partie peut reprendre !
Pourquoi c’est utile : Cette commande est un outil de dépannage clé quand quelque chose cloche avec votre IP – un conflit, une adresse corrompue, ou un DHCP qui bugge. Elle force un « nouveau départ » sans redémarrer tout le PC ou le routeur. Mais attention : si vous la lancez sans un /renew derrière, vous restez déconnecté, alors c’est souvent une étape d’un duo avec la commande suivante.
Si vous regardez avec ipconfig juste après un /release, vous verrez probablement une ligne comme « Adresse IPv4 : 0.0.0.0 » ou rien du tout pour l’interface libérée. C’est normal : sans IP, votre carte réseau est en standby. Et si ça ne marche pas (message d’erreur ou rien ne change), vérifiez que vous êtes en mode admin et que DHCP est bien activé pour cette interface (ipconfig /all vous le dira).
4. Libérer une adresse IPv6 : ipconfig /release6
Cette commande agit comme la précédente. Elle permet de libèrer l’adresse IPv6 attribuée par DHCP pour la carte réseau spécifiée.
Exemple de contexte d’application :
- Si vous utilisez IPv6 et que vous avez un problème de connexion ou que vous souhaitez réinitialiser l’adresse IPv6, cette commande est utile. Elle libère l’adresse IPv6 actuelle, vous permettant de demander une nouvelle adresse.
5. Renouveler une adresse IPv4 : ipconfig /renew [nom_de_la_carte]
: Avec ipconfig /renew, vous dites à votre PC de frapper à la porte du serveur DHCP pour demander une nouvelle adresse IPv4, mais en précisant une carte réseau (comme « Wi-Fi » ou « Ethernet« ), vous limitez l’opération à cette interface-là. Sans nom de carte, elle toucherait toutes les interfaces actives qui dépendent de DHCP, mais ici, c’est ciblé. Ça nécessite de lancer l’invite de commandes en mode administrateur – sans ça, Windows vous snobe avec un « Accès refusé ». Une fois la commande passée, votre PC envoie une requête au DHCP, qui répond (si tout va bien) avec une IP fraîche, remplaçant l’ancienne. Pendant ce bref échange, la connexion de la carte ciblée peut vaciller une seconde, le temps que tout se mette en place.
Détails techniques :
La carte ciblée perd son IP actuelle pendant la négociation, puis la récupère – un petit « blackout » réseau temporaire.
Elle agit uniquement sur les interfaces en mode DHCP. Si l’IP est statique (fixée à la main), rien ne bougera.
Le DHCP peut vous redonner la même IP ou une nouvelle, selon ce qu’il a en stock et ses règles internes.
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /renew "Wi-Fi"
Configuration IP de Windows
Carte sans fil Wi-Fi :
Adresse IPv4. . . . . . . . . . . : 192.168.1.11 (Préférée)
Masque de sous-réseau . . . . . . : 255.255.255.0
Passerelle par défaut . . . . . . : 192.168.1.1
Contexte d’application :
- Ici, j’ai spécifié « Wi-Fi » entre guillemets (nécessaire si le nom a des espaces). Seule cette carte est mise à jour, passant par exemple de 192.168.1.10 à 192.168.1.11. Les autres interfaces, comme un Ethernet connecté, restent inchangées.
- Contexte d’application : Imaginez-vous en télétravail, votre casque sur les oreilles pour une visioconférence cruciale. D’un coup, votre Wi-Fi lâche : l’écran freeze, vos collègues disparaissent, et vous ratez la moitié de la réunion. Vous pestez, ouvrez une invite de commandes en mode admin, et tapez ipconfig /all pour voir ce qui cloche. Votre IP Wi-Fi est bien là (192.168.1.10), mais quelque chose ne va pas – peut-être un conflit ou une vieille adresse qui ne passe plus. Vous décidez de cibler le Wi-Fi avec ipconfig /release « Wi-Fi » pour tout lâcher, puis ipconfig /renew « Wi-Fi ». En quelques secondes, une nouvelle IP (192.168.1.11) s’affiche, la connexion revient, et vous sautez dans le call juste à temps pour entendre votre boss dire « Bon, on reprend ». Ouf, sauvé par un renouvellement bien placé !
- Pourquoi c’est utile : En ciblant une carte, vous avez un contrôle précis – pas besoin de tout chambouler si seule une interface déraille. C’est parfait pour dépanner une connexion Wi-Fi sans toucher à l’Ethernet qui, lui, fonctionne peut-être encore. Associée à /release, elle forme un duo choc pour redonner vie à une interface récalcitrante, mais même seule, elle peut décoincer une IP qui traîne des bugs ou qui a été mal attribuée.
Si le renouvellement rate (par exemple, « Erreur : impossible de contacter le serveur DHCP »), c’est souvent un signe que le routeur est hors jeu, que le Wi-Fi est déconnecté, ou que le DHCP est désactivé pour cette carte – un coup d’œil à ipconfig /all confirmera si « DHCP activé » est à « Oui ». Et si vous testez juste après avec ipconfig, vous verrez la nouvelle IP en action, prête à relancer vos activités en ligne. Petit bonus : le délai peut varier selon la réactivité du serveur DHCP, mais c’est rarement plus de 2-3 secondes.
6. Renouveler une adresse IPv6 : ipconfig /renew6 [nom_de_la_carte]
Idem que pour les IPv4
Si votre fournisseur d’accès utilise IPv6 et que vous avez des problèmes de connectivité ou que vous devez réinitialiser votre adresse IPv6, vous pouvez utiliser cette commande pour obtenir une nouvelle adresse.
7. Vider le cache DNS : ipconfig /flushdns
La commande ipconfig /flushdns est une petite baguette magique pour vos problèmes de DNS. Elle vide complètement le cache DNS local de votre PC – ce stock d’enregistrements où Windows garde en mémoire les adresses IP associées aux noms de domaine que vous avez visités (comme google.com = 142.250.190.78). Quand ce cache devient obsolète ou corrompu, ça peut vous envoyer sur de mauvaises pistes réseau. En le purgeant, vous forcez votre système à repartir de zéro et à interroger à nouveau les serveurs DNS pour obtenir des infos fraîches. Pour que ça fonctionne, il faut lancer l’invite de commandes en mode administrateur ; sans ça, vous aurez un message d’erreur qui vous laissera sur votre faim. Une fois exécutée, elle agit instantanément, sans couper votre connexion – juste une remise à neuf discrète mais efficace.
Détails techniques :
Elle n’affecte que le cache local de votre PC, pas les DNS eux-mêmes ni votre connexion active.
Le cache DNS (ou « résolveur DNS ») accélère la navigation en évitant de redemander l’IP d’un site à chaque visite. Mais si un site change d’IP ou si le cache est pollué (par un malware ou une erreur), vous pouvez être bloqué ou redirigé ailleurs.
Cette commande supprime tout : adresses IP, noms de domaine, et TTL (time-to-live) associés. Après, chaque nouvelle requête DNS passe par vos serveurs DNS configurés (vus dans ipconfig /all).
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /flushdns
Configuration IP de Windows
Le cache de résolution DNS a été vidé avec succès.
Contexte d’application :
- C’est tout ce que vous verrez : une ligne simple, nette, et qui confirme que le boulot est fait. Pas de chichi, juste l’essentiel. Si vous tapez ipconfig /displaydns juste après (on en parlera plus tard), vous verrez soit un cache vide, soit un message comme « Impossible d’afficher le cache DNS » – preuve que tout a été balayé.
- Contexte d’application : Imaginez que vous êtes en train de bosser sur un projet urgent, et vous devez accéder au site de votre entreprise, disons intranet.monboulot.fr. Hier, ça marchait nickel, mais aujourd’hui, rien – juste une erreur « Page introuvable ». Vous essayez d’autres sites (Google, YouTube), et ils chargent sans souci. Perplexe, vous ouvrez CMD en mode admin et tapez ipconfig /displaydns pour voir ce que votre PC a en tête. Là, vous trouvez une vieille entrée pour intranet.monboulot.fr pointant vers 10.0.0.50, une IP qui ne répond plus – peut-être que les serveurs ont migré ce matin. Vous lancez ipconfig /flushdns, et en une seconde, le cache est nettoyé. Vous rechargez la page : bam, elle s’ouvre, car votre PC a enfin demandé la nouvelle IP au DNS (10.0.0.51, mettons). Vous venez de sauver votre matinée grâce à ce petit coup de balai numérique !
- Pourquoi c’est utile : Cette commande est une solution rapide quand un site refuse de se charger à cause d’un cache DNS périmé ou piraté. Elle résout des problèmes subtils – redirections bizarres, erreurs 404 sur des sites connus – sans toucher à votre connexion globale. C’est particulièrement génial après une mise à jour de serveur ou si vous suspectez un malware qui a trafiqué vos résolutions DNS. Pas besoin de redémarrer ou de fouiller dans les paramètres : un coup de /flushdns, et vous repartez sur des bases saines
Si rien ne change après la commande, vérifiez vos serveurs DNS avec ipconfig /all – peut-être qu’ils sont lents ou hors service (testez un ping 8.8.8.8 pour voir). Et pour les curieux, essayez ipconfig /displaydns avant et après : avant, vous verrez une liste d’entrées ; après, ce sera le désert, prêt à se remplir avec vos prochaines visites. Bonus : ça ne coupe rien, donc vous pouvez le faire en plein milieu d’une tâche sans perdre le fil.
8. Réenregistrer les DNS : ipconfig /registerdns
La commande ipconfig /registerdns est une sorte de « mise à jour forcée » pour votre présence sur le réseau. Elle demande à votre PC de rafraîchir tous ses baux DHCP – ces « contrats » temporaires qui lient votre adresse IP à votre machine – et de réenregistrer son nom (le « nom de l’hôte ») auprès des serveurs DNS configurés. En gros, elle dit au réseau : « Salut, c’est moi, je suis toujours là, mets-moi à jour dans tes registres ! » Ça nécessite de lancer l’invite de commandes en mode administrateur, sinon vous aurez un refus poli de Windows. Cette commande est un peu plus rare dans un usage domestique, mais elle brille dans des environnements complexes, comme les entreprises ou les réseaux avec des serveurs DNS dynamiques, où les machines doivent constamment signaler leur identité pour rester accessibles.
Détails techniques :
Elle peut échouer si le serveur DNS est injoignable ou si votre PC n’est pas configuré pour s’enregistrer dynamiquement (option « Enregistrer cette adresse dans le DNS » dans les paramètres réseau).
Baux DHCP : Quand votre PC récupère une IP via DHCP, il a un « bail » avec une durée (ex. : 24 heures). /registerdns force un renouvellement anticipé de ce bail, même s’il n’est pas encore expiré.
Réenregistrement DNS : Elle envoie le nom de votre PC (vu dans ipconfig /all sous « Nom de l’hôte« ) au serveur DNS pour qu’il mette à jour ses tables. Ça inclut souvent une entrée « A » (adresse IPv4) ou « AAAA » (IPv6) dans le DNS.
Ça ne vide pas le cache DNS local (comme /flushdns), mais ça agit en amont, au niveau du serveur, pour synchroniser les infos réseau.
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /registerdns
Configuration IP de Windows
Enregistrement DNS effectué avec succès.
Contexte d’application :
- C’est tout ce que vous verrez : un message court et clair qui confirme que la requête a été envoyée et acceptée. Pas de détails supplémentaires ici, mais si vous checkez avec ipconfig /all après, vous pourriez voir un « Bail obtenu » mis à jour, et sur un réseau d’entreprise, le serveur DNS refléterait la nouvelle entrée. Si ça rate, un message comme « Échec de l’enregistrement DNS » pointerait un souci de connexion ou de droits.
- Contexte d’application : Imaginez que vous êtes l’assistant informatique d’une petite boîte. Ce matin, un collègue vous appelle : « Mon PC ne trouve plus le serveur partagé, et pourtant, Internet marche ! » Vous passez à son bureau, ouvrez une invite de commandes en mode admin, et tapez ipconfig /all. Le nom de l’hôte est bien Poste-12, l’IP est 192.168.1.45, et DHCP est activé – jusque-là, tout semble normal. Mais vous savez que le serveur DNS interne a été mis à jour hier soir pour gérer un nouveau domaine (entreprise.local). Peut-être que ce PC n’a pas signalé sa présence depuis. Vous tapez ipconfig /registerdns, et en quelques secondes, le message « Enregistrement DNS effectué avec succès » s’affiche. Vous testez un ping Poste-12.entreprise.local depuis un autre poste, et ça répond ! Le serveur partagé redevient accessible, et votre collègue vous doit un café – tout ça parce que vous avez forcé le PC à se réannoncer dans le DNS.
- Pourquoi c’est utile : Dans un réseau où les noms et adresses doivent rester synchronisés – pensez à des bureaux avec des serveurs, des imprimantes réseau ou des domaines Active Directory – cette commande évite les désynchronisations. Elle est parfaite après un changement d’IP, une mise à jour DNS, ou si un PC « disparaît » des radars du réseau. Elle ne répare pas tout (pas de miracle si le serveur DNS est HS), mais elle remet votre machine sur la carte sans redémarrer ou reconfigurer manuellement.
Si ça ne marche pas, vérifiez avec ipconfig /all si vos serveurs DNS sont corrects et joignables (ping 192.168.1.1, par exemple). Dans un réseau pro, demandez à l’admin si le DNS dynamique (DDNS) est activé – sans ça, /registerdns risque de ne rien faire. Et pour voir l’effet, comparez le « Bail obtenu » avant et après : il devrait être actualisé, signe que le DHCP a bien bougé. Bonus : ça peut aussi aider si votre PC a du mal à être vu par d’autres machines sur un réseau local.
9. Afficher les ID de classe DHCP : ipconfig /showclassid [nom_de_la_carte]
La commande ipconfig /showclassid est une petite fenêtre sur un aspect pointu du réseau : les identifiants de classe DHCP (DHCP Class IDs). Elle vous montre les « étiquettes » que la carte réseau spécifiée (ici, « Ethernet ») peut présenter au serveur DHCP pour se faire reconnaître. Ces ID sont comme des badges spéciaux qui permettent au serveur de trier les appareils en groupes – par exemple, donner des IP différentes ou des règles spécifiques à certains types de machines. Vous devez préciser le nom de la carte (vu dans ipconfig /all), et pas besoin de mode admin pour ça, c’est juste une consultation. C’est une option plutôt rare au quotidien, mais dans les réseaux complexes – entreprises, écoles, ou labs – elle peut être un outil malin pour gérer des configurations avancées.
Détails techniques :
Ça ne change rien au réseau, c’est juste un affichage – pour modifier ces ID, on passe par /setclassid (voir après).La commande ipconfig /showclassid est une petite fenêtre sur un aspect pointu du réseau : les identifiants de classe DHCP (DHCP Class IDs). Elle vous montre les « étiquettes » que la carte réseau spécifiée (ici, « Ethernet ») peut présenter au serveur DHCP pour se faire reconnaître. Ces ID sont comme des badges spéciaux qui permettent au serveur de trier les appareils en groupes – par exemple, donner des IP différentes ou des règles spécifiques à certains types de machines. Vous devez préciser le nom de la carte (vu dans ipconfig /all), et pas besoin de mode admin pour ça, c’est juste une consultation. C’est une option plutôt rare au quotidien, mais dans les réseaux complexes – entreprises, écoles, ou labs – elle peut être un outil malin pour gérer des configurations avancées.
Détails techniques :
Ça ne change rien au réseau, c’est juste un affichage – pour modifier ces ID, on passe par /setclassid (voir après).
Classe DHCP : Un ID de classe est une chaîne que le client (votre PC) envoie au serveur DHCP pour dire « Je suis de ce groupe-là ». Le serveur peut alors appliquer des politiques spécifiques : plages d’IP distinctes, paramètres DNS différents, ou même restrictions.
Ça vient d’une norme appelée « DHCP Option 77 » (User Class), souvent utilisée pour segmenter les appareils sans toucher à leur adresse MAC.
Si aucun ID n’est défini ou reconnu, la commande peut retourner une liste vide ou un message comme « Aucun ID de classe DHCP disponible ».
Classe DHCP : Un ID de classe est une chaîne que le client (votre PC) envoie au serveur DHCP pour dire « Je suis de ce groupe-là ». Le serveur peut alors appliquer des politiques spécifiques : plages d’IP distinctes, paramètres DNS différents, ou même restrictions.
Ça vient d’une norme appelée « DHCP Option 77 » (User Class), souvent utilisée pour segmenter les appareils sans toucher à leur adresse MAC.
Si aucun ID n’est défini ou reconnu, la commande peut retourner une liste vide ou un message comme « Aucun ID de classe DHCP disponible ».
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /showclassid "Ethernet"
Configuration IP de Windows
ID de classe DHCP pour la carte "Ethernet" :
Classe A
Classe B
Contexte d’application :
- Ici, j’ai ciblé la carte « Ethernet » (guillemets obligatoires à cause de l’espace dans le nom). Le résultat montre deux ID de classe, Classe A et Classe B, ce qui signifie que cette carte peut être associée à ces groupes selon la config du serveur DHCP. Si aucun ID n’était défini, ça pourrait juste dire « Aucun ID de classe DHCP configuré pour cette carte ».
- Contexte d’application : Imaginez que vous êtes stagiaire dans une université, et le responsable réseau vous demande de l’aider à trier les PC des salles de cours. Il vous explique qu’ils utilisent des classes DHCP pour séparer les machines des profs (plage 192.168.10.x) de celles des étudiants (192.168.20.x), histoire que les profs aient priorité sur la bande passante. Vous prenez un PC dans une salle, ouvrez CMD, et tapez ipconfig /all pour repérer le nom de la carte – disons « Ethernet ». Ensuite, vous lancez ipconfig /showclassid « Ethernet », et là, vous voyez Classe A et Classe B. Vous checkez avec le responsable : Classe A est pour les étudiants, Classe B pour les profs. Le PC affiche les deux parce qu’il n’a pas encore été assigné clairement – un indice que sa config doit être ajustée avec /setclassid pour le ranger dans le bon groupe. Grâce à ça, vous venez de décrypter un bout de la logique réseau de la fac !
- Pourquoi c’est utile : Cette commande est une loupe pour les admins réseau qui veulent voir comment les appareils sont classés sans plonger dans les logs du serveur DHCP. Elle aide à confirmer que les bonnes « étiquettes » sont en place ou à repérer des erreurs – par exemple, un PC qui se retrouve dans la mauvaise plage d’IP à cause d’un ID mal configuré. C’est un peu comme vérifier les badges des invités à une soirée : vous savez qui a droit à quoi.
Si le résultat est vide, ça peut vouloir dire que votre réseau n’utilise pas de classes DHCP (cas fréquent chez soi) ou que la carte n’a pas d’ID défini. Pour creuser, comparez avec ipconfig /all : si « Serveur DHCP » est listé (ex. : 192.168.1.1), un ping vers ce serveur peut confirmer qu’il est joignable. Et si vous bossez dans un réseau pro, demandez à l’admin ce que signifient ces Classe A ou Classe B – ça pourrait révéler des règles réseau bien pensées (ou des bugs à corriger) !
10. Modifier l’ID de classe DHCP : ipconfig /setclassid [nom_de_la_carte] [ID_classe]
La commande ipconfig /setclassid vous donne le pouvoir de coller une étiquette personnalisée – un « ID de classe DHCP » – sur une carte réseau spécifique (ici, « Ethernet »). Cet ID est comme un mot de passe que votre PC montre au serveur DHCP pour dire : « Je fais partie de ce groupe, traite-moi en conséquence ! » En gros, vous pouvez forcer la carte à être reconnue comme appartenant à une classe particulière, ce qui peut changer l’adresse IP qu’elle reçoit, les paramètres réseau appliqués, ou même les restrictions imposées par le serveur. Il faut préciser le nom de la carte et l’ID souhaité, et surtout lancer ça en mode administrateur, sinon Windows vous dira « Circulez, rien à voir ici ». C’est une commande pointue, souvent réservée aux réseaux avancés où les appareils sont triés en catégories bien définies.
Détails techniques :
Pour supprimer un ID existant, utilisez ipconfig /setclassid « nom_de_la_carte » « » (guillemets vides).
ID de classe DHCP : C’est une chaîne (texte) que le client envoie au serveur DHCP via l’option 77 (User Class). Le serveur associe cet ID à des règles prédéfinies – par exemple, une plage d’IP spécifique ou des options comme des DNS différents.
Après avoir défini l’ID, il faut souvent un ipconfig /renew pour que le serveur DHCP applique la nouvelle config à la carte.
Si vous entrez un ID qui n’est pas reconnu par le serveur, il l’ignorera, et votre PC risque de retomber sur une config par défaut.
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /setclassid "Ethernet" ClasseB
Configuration IP de Windows
ID de classe DHCP défini avec succès pour la carte "Ethernet".
Contexte d’application :
- Ici, j’ai ciblé la carte « Ethernet » et défini son ID comme ClasseB. Le message confirme que c’est bien pris en compte. Pour voir l’effet, je pourrais taper ipconfig /showclassid « Ethernet » après, qui affichera ClasseB, ou faire un ipconfig /renew « Ethernet » pour voir si l’IP change selon les règles du serveur.
- Contexte d’application : Picturez-vous dans un lycée où vous aidez le technicien réseau. Il vous explique que les PC des profs doivent être sur la plage 192.168.10.x avec un accès prioritaire à Internet, tandis que ceux des élèves sont relegués à 192.168.20.x avec des filtres stricts – tout ça géré par des classes DHCP. Vous prenez un PC dans la salle des profs, ouvrez CMD en mode admin, et tapez ipconfig /showclassid « Ethernet » : il affiche ClasseA, qui est pour les élèves, pas les profs – voilà pourquoi ce poste n’a pas accès à certains outils ! Vous corrigez avec ipconfig /setclassid « Ethernet » ClasseB », puis un ipconfig /renew « Ethernet ». Quelques secondes plus tard, l’IP passe de 192.168.20.15 à 192.168.10.22, et le prof peut enfin ouvrir son logiciel réservé sans grogner. Vous venez de réaligner ce PC avec sa vraie place dans le réseau, et le technicien vous tape sur l’épaule : « Pas mal, le newbie ! »
- Pourquoi c’est utile : Cette commande est une arme secrète pour les admins qui veulent contrôler précisément comment les appareils sont traités dans un réseau segmenté. Elle permet d’ajuster un PC sans toucher au serveur DHCP directement – idéal pour tester ou corriger une config à la volée. Que ce soit pour donner un accès spécial, contourner des restrictions, ou simplement organiser le chaos, elle offre une flexibilité rare, à condition que le serveur soit configuré pour reconnaître ces classes.
Si rien ne change après le /setclassid, c’est peut-être que le serveur DHCP n’a pas de règle pour ClasseB – vérifiez avec l’admin réseau ou testez avec ipconfig /showclassid pour confirmer que l’ID est bien pris. Un ipconfig /all post-renewal montrera si le bail DHCP a bougé ou si l’IP reflète la nouvelle classe. Et si vous voulez annuler, un simple ipconfig /setclassid « Ethernet » « » efface l’ID et ramène la carte à une config standard. Attention : ça ne marche que si DHCP est activé sur la carte (voir dans ipconfig /all) !
11. Afficher et modifier les ID de classe DHCP pour IPv6 : ipconfig /showclassid6 [nom_de_la_carte] et ipconfig /setclassid6 [nom_de_la_carte] [ID_classe]
Ces deux commandes sont les cousines IPv6 des /showclassid et /setclassid, mais elles s’occupent exclusivement des adresses IPv6 gérées par DHCPv6 (la version moderne de DHCP pour IPv6). La première, /showclassid6, vous montre les identifiants de classe (Class IDs) que la carte réseau spécifiée (comme « Ethernet ») peut présenter au serveur DHCPv6 – un peu comme une liste de badges qu’elle porte pour se faire reconnaître. La seconde, /setclassid6, vous permet de définir ou changer cet ID, influençant ainsi la façon dont le serveur attribue une adresse IPv6 ou applique des règles spécifiques à cette carte. Pas besoin de mode admin pour /showclassid6 (c’est juste une lecture), mais /setclassid6 exige des privilèges administrateurs pour modifier quoi que ce soit. Ce sont des outils de niche, précieux dans les réseaux modernes où IPv6 commence à prendre le relais de l’IPv4.
Détails techniques :
Pour effacer un ID, utilisez ipconfig /setclassid6 « nom_de_la_carte » « » (guillemets vides), ramenant la carte à une config neutre.
DHCPv6 et classes : Contrairement à IPv4, IPv6 peut fonctionner sans DHCPv6 grâce à l’autoconfiguration (SLAAC), mais quand DHCPv6 est actif, ces commandes entrent en jeu. Les ID de classe permettent au serveur de segmenter les clients IPv6 – par exemple, donner des adresses dans différentes plages ou des options réseau spécifiques.
/showclassid6 liste les ID actuels ; s’il n’y en a pas, le résultat peut être vide ou indiquer « Aucun ID de classe DHCPv6 ».
/setclassid6 applique un nouvel ID, mais un ipconfig /renew6 (pour IPv6) est souvent nécessaire après pour que le serveur DHCPv6 mette à jour l’adresse ou les paramètres.
Résultat :
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /showclassid6 "Ethernet"
Configuration IP de Windows
ID de classe DHCPv6 pour la carte "Ethernet" :
Classe A
Classe B
Ici, la carte « Ethernet » montre deux ID possibles (Classe A et Classe B), ce qui signifie qu’elle peut être associée à ces groupes selon la config DHCPv6.
C:\WINDOWS\system32>ipconfig /setclassid6 "Ethernet" ClasseB
Configuration IP de Windows
ID de classe DHCPv6 défini avec succès pour la carte "Ethernet".
J’ai défini ClasseB comme ID pour « Ethernet ». Un ipconfig /showclassid6 « Ethernet » après confirmerait que seul ClasseB est maintenant actif.
Contexte d’application :
- Contexte d’application : Imaginez que vous travaillez dans une startup tech qui vient de passer à un réseau full IPv6 pour tester une infrastructure futuriste. Votre boss veut que les PC des développeurs aient des adresses IPv6 dans une plage spécifique (2001:db8:1:dev::/64) pour accéder à un serveur de test, tandis que les autres machines restent sur une plage standard (2001:db8:1:std::/64). Vous prenez un PC dev, ouvrez CMD, et tapez ipconfig /all : l’IPv6 est bien là (2001:db8:1:std::1234), mais ce n’est pas la bonne plage. Vous lancez ipconfig /showclassid6 « Ethernet » et voyez Classe A (standard). Vous corrigez avec ipconfig /setclassid6 « Ethernet » ClasseB » – le badge des devs – puis un ipconfig /renew6 « Ethernet ». L’IPv6 passe à 2001:db8:1:dev::5678, et le serveur de test répond enfin. Votre boss vous regarde, impressionné : « T’as débloqué ça en deux commandes ? Chapeau ! »
- Pourquoi c’est utile : Avec la montée d’IPv6, ces commandes deviennent essentielles dans les réseaux avancés où DHCPv6 est déployé pour organiser les appareils – entreprises, universités, ou labs. /showclassid6 vous dit où en est une carte ; /setclassid6 vous laisse ajuster son « rôle » sans toucher au serveur. C’est une façon élégante de gérer des configs IPv6 dynamiques sans plonger dans des fichiers de config complexes.
- Petit plus : Si /showclassid6 ne montre rien, vérifiez avec ipconfig /all si DHCPv6 est actif (« Configuration automatique » à « Oui » pour IPv6 ne suffit pas, cherchez « Serveur DHCPv6 »). Si /setclassid6 semble sans effet, assurez-vous que le serveur reconnaît ClasseB – un ipconfig /renew6 ou un coup d’œil aux logs DHCPv6 peut confirmer. Et pour tester, comparez l’IPv6 avant et après : une nouvelle adresse dans la bonne plage prouve que ça marche. Bonus : ces commandes sont rares à la maison, mais dans un réseau pro IPv6, elles peuvent sauver la mise !
Et voilà, ipconfig n’a plus de secrets pour vous ! De la simple vérification d’une adresse IP à la gestion fine des classes DHCP, cette commande est bien plus qu’une ligne de texte dans une fenêtre noire – c’est une boîte à outils pour comprendre et réparer votre réseau. Que vous soyez en train de sauver une connexion Wi-Fi en panne ou de configurer un PC dans un réseau pro, elle est là, prête à vous sortir d’un mauvais pas. Alors, la prochaine fois que votre Internet fait des siennes, tapez ipconfig /? et laissez ses options vous guider. Laissez un commentaire si vous souhaitez partager votre expérience.
À vous de jouer – le réseau est entre vos mains !
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